Le viol est un état d’esprit ?

Ca me révolte, ca me fait mal au cul, ca me donne envie d’arracher les tripes des avocats et des journalistes, de les attacher et de les faire sodomiser par des centaines de brutes, oui vous comprenez, on ne peut pas parler de viol, cette femme est une prostituée, ca ne compte pas, après tout elle vend son cul contre quelques billets, une bite de plus ou de moins, qu’est ce que ca peut changer. J’imagine le calvaire d’une femme violée qui se présente au poste de police, pour porter plainte, elle est là souillée et traumatisée, mais on lui demande d’abord de décrire sa sexualité, si elle a plus de 20 partenaires chaque année, on considère alors qu’elle ne l’a pas volé, après tout, son vagin est déjà habitué aux pénétrations, une de plus, une de moins, est ce que ca change vraiment l’état distendu de son anatomie, cette nymphomane aura certainement aguiché le passant, bottes et la jupe courte, ce n’est pas la tenue d’une fille bien.

Les prostituées ne se font pas violer, c’est connu, elles sont toujours consentantes, elles ne sont jamais victimes, elles ne sont bonnes qu’à ca, pourquoi s’en inquiéter. C’est encore pire si elle est mineure, si jeune et déjà si vicieuse, comment reprocher à un homme de craquer ? On trouve des circonstances atténuantes aux violeurs des putes, il aura simplement oublié de payer, il se sera laissé importer par le moment et par la luxure de la situation, c’est de la faute de la travailleuse, elle écarte sans doute les cuisses de manière automatique, c’est l’usage dans la profession, une bite de plus dans sa collection, où est le mal finalement ? Les putes disent toujours oui, d’ailleurs une fille qui couche le premier soir est encore cataloguée comme pute par des organismes mono-neuronés, alors pourquoi poser la question, pourquoi s’inquiéter de son consentement, les hommes prennent et jettent, la pute n’a qu’à se taire.

C’est étonnant, que NON soit difficile à comprendre. Il ne me viendrait pas à l’idée de voler le portefeuille d’un ami, parce qu’il est bourré ou parce qu’il s’est endormi dans mon salon, il ne me viendrait pas à l’idée de toucher avec envie les cuisses d’un jeune homme parce que je me retrouve seule avec lui dans un wagon, je ne vole pas de baisers aux inconnus qui dansent sous influence, je ne frappe que rarement les hommes, et surtout pas pour les faire bander, ca doit être masculin, ce besoin de posséder, de prendre une femme contre son gré, qu’elle soit pute ou sainte, maman ou encore enfant, quelle est la valeur de notre parole contre le désir des hommes ? Pourquoi le viol serait il circonstanciel ? On viole sa femme, on viole sa maîtresse, on viole une prostituée, il suffit pour cela de lui faire subir une sexualité contre son gré, c’est aussi simple que cela, ca ne demande ni enquête de moralité de la victime, ni discussion sur la valeur symbolique de la pénétration par un objet, violer c’est prendre, c’est voler, c’est nier, tapin ou femme rangée, c’est la violence d’un homme qui se force au dessus de vous, qui maintient vos jambes et qui vous oblige à ouvrir la bouche comme on force un chien à avaler.

Thursday, May 20, 2010 — 23 notes
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